Certaines industries comportent un fort taux d'entreprises décentralisés pour certaines raisons. Les domaines où l'innovation et le savoir sont cruciaux ont tendance à avoir une plus grande délégation de l'autorité (Malone, 2004).
- Encourage la motivation et la créativité.
- Permet le partage de la connaissance
- Permet la flexibilité et l'individualisation
En effet, les entreprises de consultants, de développements de logiciels, de technologie de l'information, de design de produits, de recherche et développement et d'avocats seraient plus susceptibles de posséder une structure décentralisée. Toutes ces entreprises ont une chose en commun; leur succès repose sur l'innovation et le savoir.
Voici un tableau qui illustre bien quand la décentralisation est souhaitable (Loose hierarchy, democracy et market sont trois degré de décentralisation, du plus bas au plus haut respectivement) :
Source : The Future of Work: How the New Order of Business Will Shape Your Organization, Your Management Style, and Your Life, by Thomas W. Malone. Harvard Business School Press, 2004.
Beaucoup d'entre vous êtes surement familier avec les produits de cette compagnie originaire du New Jersey. Cette entreprise possède trois segments distincts dans le domaine des produits pharmaceutiques. J and J's a plus de 200 unités opérationnelles partout sur le globe. Dans une entrevue télévisée, le CEO William Weldon explique la décision de ce décentraliser par le fait qu'il est difficile de connaître tous les particularités des différents marchés mondiaux.
Selon lui, un gros désavantage est le fait que l'entreprise perd beaucoup de contrôle. Par contre, une culture organisationnelle dont les valeurs sont omniprésentes et des employés compétents dont on peut faire confiance sont 2 aspects essentiels menant au succès de l'implantation de cette structure organisationnelle.
Les deux plus importants avantages de la décentralisation pour Johnson and Johnson's sont le développement des employés et une meilleure formation des dirigeants, en plus d'avoir des dirigeants qui connaissent mieux les marchés puisqu'ils ont grandis dans ceux-ci. Le plus grand défi selon Weldon est de trouvé 200 dirigeants exceptionnelles afin que l'entreprise soit performante.
Source : William Weldon , interviewé par Knowledge at Wharton, 25 juin 2008
Pour en savoir plus, vous pouvez visionner l'entrevue de Mr. William Weldon, CEO de Johnson and Johnson's.

Très intéressant ! Par contre, jusqu’à quel point le partage de connaissances est-il réellement un avantage en pratique ? Je comprends que si, par exemple, une filiale de Johnson & Johnson découvre un nouveau procédé de fabrication beaucoup plus efficient, la décentralisation fait en sorte qu’elle pourrait partager ce nouveau procédé avec les autres filiales afin que la productivité de l’ensemble de l’organisation s’en trouve accrue. En pratique, les gestionnaires de divisions sont principalement (ou entièrement) évalués en fonction de la performance de leur propre division. Dans ce contexte, n’auront-ils pas intérêt à garder ce nouveau procédé pour eux et ainsi, demeurer la division la plus performante, bénéficier de la rémunération incitative et profiter des meilleures possibilités d’avancement ? N’est-il pas risqué qu’en partageant le nouveau procédé, la performance accrue de l’ensemble des filiales ne devienne le nouveau « standard » et que les nouvelles cibles à atteindre soient réajustées à la hausse ? Je crois qu'en pratique il y a beaucoup d'incitatifs pour les gestionnaires de divisions à ne pas partager leurs connaissances.
RépondreSupprimerJe partage ton opinion Claudine. En théorie, le partage des connaissances est bénéfique pour une entreprise. Cependant, en pratique, c'est tout autre chose! Il y a bien des incitatifs non-étiques qui encouragent un employé à ne pas partager ses connaissances avec l'ensemble de l'organisation.
RépondreSupprimerCependant, je crois qu'en tant que personne responsable des contrôles de gestion de l'entreprise, il est préférable d'instaurer des incitatifs qui encourage le partage des connaissances. Ceci peut se faire en donnant des bonus à l'innovation comme McDonald's le fait. Ceci peut aussi se faire en donnant des promotions à ceux qui améliorent le sort de l'entreprise.
En conclusion, il faut que les intérêts personnels des employés soient le plus possible aligneés avec les objectifs de l'entreprise.
Facile à dire, Difficile à faire..je sais!
bonjour puis je avoir des explications plus poussées sur la décentralisation des entreprises merci.
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